Voiture électrique et frais pro : avantages fiscaux 2025
Avantages fiscaux des véhicules électriques en 2025 : bonus écologique, exonération TVS, barème IK majoré, avantage en nature réduit. Guide complet.
Barème kilométrique majoré pour les véhicules électriques
Depuis 2020, les indemnités kilométriques calculées au barème fiscal sont majorées de 20 % pour les véhicules 100 % électriques. Cette majoration barème IK électrique a été introduite pour compenser le fait que le barème standard, qui intègre un coût de carburant moyen, sous-estimerait le coût réel d'un véhicule électrique du fait de l'amortissement plus élevé et du coût des installations de recharge. Concrètement, pour un véhicule électrique de 2 CV fiscaux parcourant 15 000 km professionnels, le calcul s'effectue d'abord selon le barème standard (environ 0,529 €/km × 5 000 + 0,316 × 10 000 = 5 805 €) puis est majoré de 20 % : 5 805 × 1,20 = 6 966 €. Cette majoration de 1 161 € représente un avantage non négligeable pour les grands rouleurs en électrique.
Avantage en nature réduit pour les voitures électriques de société
Pour les véhicules électriques mis à disposition des salariés ou des dirigeants, l'avantage en nature véhicule électrique est calculé selon les mêmes règles que pour les véhicules thermiques (méthode forfaitaire : 9 % ou 12 % du coût TTC), mais avec une réduction spécifique sur la fraction correspondant aux frais d'électricité. Jusqu'au 31 décembre 2025, une tolérance URSSAF permet de ne pas intégrer dans l'avantage en nature le coût de l'électricité fournie gratuitement par l'employeur pour la recharge du véhicule électrique, y compris à domicile si l'employeur prend en charge une borne de recharge. Cette mesure favorise l'électrification des flottes d'entreprise et réduit le coût social des véhicules électriques de fonction par rapport aux thermiques équivalents.
Exonération totale de la TVS pour les véhicules électriques
Les véhicules 100 % électriques sont totalement exonérés de la taxe sur les véhicules de société (TVS), désormais divisée en deux taxes distinctes depuis la loi de finances 2023. L'exonération TVS voiture électrique porte sur la composante «émissions de CO2» (les véhicules électriques émettent 0 g/km) et sur la composante «ancienneté et polluants atmosphériques» pour laquelle les véhicules électriques sont classés en catégorie E (zéro émissions de particules fines). Pour une PME possédant une flotte de 10 véhicules thermiques payant en moyenne 600 € de TVS chacun, la conversion à l'électrique représente une économie de 6 000 €/an. Cette exonération est un argument financier concret pour accélérer la transition vers l'électrique dans les entreprises, au-delà des considérations environnementales.
Récupération de TVA sur l'électricité et les bornes de recharge
La TVA sur l'électricité utilisée pour la recharge d'un véhicule électrique professionnel est récupérable à 100 %, contrairement à la TVA sur l'essence qui est intégralement exclue du droit à déduction pour les véhicules de tourisme. Cette règle vaut aussi bien pour la recharge au bureau que pour la recharge à domicile si l'installation est facturée au nom de la société. La TVA sur l'achat et l'installation d'une borne de recharge professionnelle (IRVE) est également récupérable à 100 %. En revanche, la TVA sur l'achat du véhicule électrique de tourisme (VP) reste non déductible comme pour tout véhicule VP, même électrique. La récupération de TVA électricité recharge est donc un avantage spécifique à l'électrique qui améliore la comparaison financière avec les véhicules thermiques.
Bonus écologique et aides à l'achat professionnel
Les entreprises acquérant un véhicule électrique neuf peuvent bénéficier du bonus écologique entreprise sous conditions, selon les barèmes en vigueur au moment de l'achat. Pour 2025, le bonus pour les personnes morales (entreprises) est plafonné à 3 000 € pour un véhicule dont le prix est inférieur à 47 000 € et les émissions inférieures à 20 g/km CO2. Ce bonus écologique est cumulable avec d'autres aides locales (certaines régions ou métropoles proposent des compléments). Le bonus n'est pas imposable (il s'agit d'une aide d'État exclue du résultat) mais il vient réduire la base d'amortissement du véhicule. Par exemple, un véhicule acheté 40 000 € avec un bonus de 3 000 € aura une base d'amortissement de 37 000 €, dans la limite du plafond de 30 000 € applicable aux véhicules électriques.
« Les frais de déplacement calculés en application du barème sont majorés de 20 % pour les véhicules électriques.»
« Pour les véhicules immatriculés en recourant à la méthode de détermination des émissions de dioxyde de carbone dite WLTP [...] la somme mentionnée au premier alinéa du présent 1° est de : -30 000 euros si leurs émissions de dioxyde de carbone sont inférieures à 20 grammes par kilomètre ; -20 300 euros si leurs émissions de dioxyde de carbone sont supérieures ou égales à 20 grammes et inférieures à 50 grammes par kilomètre ; -18 300 euros si leurs émissions de dioxyde de carbone sont supérieures ou égales à 50 grammes et inférieures à 130 grammes par kilomètre.»
« Le barème couvre la dépréciation du véhicule, les frais de réparation et d'entretien, les dépenses de pneumatiques, la consommation de carburant et les primes d'assurance.»
Vérifiez que votre application de notes de frais ou votre comptable applique bien la majoration de 20 % sur les IK de votre véhicule électrique : elle est souvent omise par oubli et représente plusieurs centaines d'euros.
Si vous envisagez un véhicule de société, choisissez un électrique sous le seuil de 47 000 € pour cumuler bonus écologique + exonération TVS + TVA électricité récupérable.
Faites financer votre véhicule électrique en LLD plutôt qu'en achat si votre trésorerie est limitée : les loyers LLD sont déductibles (dans la limite du plafond d'amortissement) et vous bénéficiez d'une garantie entretien incluse.
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